QUESTIONS / REPONSES
Certains médicaments permettent-ils de ne pas devenir presbyte ?
Non. Tout au long de la vie, le cristallin perd de sa souplesse. Il n’existe pas de solution pour ralentir ou stopper ce phénomène. C’est une évolution normale de l’oeil.
Retarder le moment de s'équiper, c'est faire une gymnastique oculaire salutaire ?
Non. C’est l’argument utilisé par bon nombre de nouveaux presbytes pour retarder le moment de corriger leur vue. Non seulement ce retard n’est pas profitable, mais au contraire il entraîne un surcroît de fatigue.
Les verres progressifs existent-ils en verres solaires ?
Oui, tout à fait, certains verres peuvent vous protéger du soleil grâce à une teinte fixe foncée.
La presbytie peut-elle être corrigée par des lentilles ?
Oui, des solutions existent. Pour les connaître, demandez conseil à votre opthalmologiste ou à votre opticien.
Tous les verres progressifs sont-ils les mêmes ?
Non. Sous le nom de verre progressif on trouve des produits très divers. Ainsi, pour mieux répondre aux besoins des presbytes, il existe une gamme complète de verres . Le but est de vous permettre de profiter de toutes vos activités en vous offrant une vision parfaite : adaptation facile et rapide, vision panoramique amplifiée, confort de vision exceptionnel et possibilité d’avoir des verres totalement individualisés adaptés à votre comportement visuel.
Presbytie et cataracte sont-elles identiques ?
Non, la presbytie correspond à une perte de souplesse du cristallin et se traduit par une insuffisance d’accommodation. La cataracte est une opacification progressive du cristallin. On ressent une impression de brouillard permanente, un dédoublement des images et une baisse de la vision que le port de lunettes n’améliore pas. La solution relève de la chirurgie et consiste à enlever le cristallin pour le remplacer par un implant (cristallin artificiel).
Les personnes qui lisent beaucoup sont-elles plus touchées par la presbytie ?
Non, même si elles se rendent compte plus vite de la nécessité de corriger ce défaut. Bien souvent, on considère qu’il est temps d’agir quand une personne ressent des difficultés à lire à une distance confortable (entre 30 et 40 cm).
A 40 ans, on est forcément presbyte ?
Non. En France, aujourd’hui, les presbytes qui s’équipent de leur première paire de lunettes le font vers 45 ans. En revanche, il est vrai que la presbytie peut se manifester bien plus tôt, dès 35 ans, dans un pays chaud ou en altitude.
Le travail sur écran accélère t-il l'apparition de la presbytie ?
Non, même si bien sûr, passer 10 heures par jour devant un écran d’ordinateur, ou trois heures devant un écran de télévision va nécessairement fatiguer la vue. Mais les personnes travaillant régulièrement sur écran ne sont pas plus concernées par la presbytie que les autres. D’ailleurs, ces personnes font l’objet d’un meilleur dépistage des troubles de la vision et bénéficient d’examens systématiques et plus fréquents.
Certaines personnes sont-elles "réfractaires" aux verres progressifs ?
Non ; cette idée reçue remonte aux premières générations de verres progressifs. Aujourd’hui, les difficultés d’adaptation aux verres progressifs n’existent plus ou presque.